lundi 13 février 2006

???

Comment pourrais je
Te faire descendre?
Comment pourrais je
Un jour te pendre?

Je me sens comme un glacon
Pris d'une soudaine fusion.

Comment pourrais je
Te faire attendre?
Comment pourrais je
Un jour te fendre?

Je me sens comme un couteau
Qu'on aurait aiguisé de trop.

Du plus profond des sommeils,
Doucement tu m'amènes à l'éveil.
Autour de moi, ils disent que je suis fou
Mais c'est dans tes yeux que je plonge au trou.

J'arracherai de tes rêves
La plus tendre des fèves,
J'arracherai à ta beauté
Les vers les plus troublés.

Frissonnements jusqu'à l'échine
Au contact de tes saintes babines,
Je te dévorerai tant j'en ai envie,
Tout comme le soleil s'empare de la nuit.

Je ferais coucher l'herbe,
Je trouverai le bon verbe
Pour te hisser au delà des étoiles
Pour faire de l'amour sublime une toile.

Je déposerai au creux de mes mains
Les plus terribles de tes chagrins,
Dans la démesure je convoquerai les anges
Pour que la fin jamais ne nous dérange.

Dans le secret de notre nuit d'union,
Ton sein d'une blancheur excquise
Représente pour moi le fruit d'une passion
Qui ne me tirera jamais loin de ton emprise.

Laissez entrer les enfants

Laissez entrer les enfants,
Laissez les courir,
Esprits somnambulants
D'un pauvre avenir.

Lassez entrer les enfants,
Donnez leur une lyre
Esprit au désir ardant,
Il ne demandent qu'à l'écrire.

Laissez entrer les enfants,
Laissez les vous nuir,
Esprits grandissants,
Ils sauront se repantir.

vendredi 10 février 2006

Celui qui dit non

Non au social,
Non au libéral,
Je suis celui qui dit non,
Sans même une proposition.

Non à l'animal,
Non au végétal,
Je suis celui qui dit non,
Sans même une intention.

Non au normal,
Non au marginal,
Je suis celui qui dit non,
Pardonnez moi si je suis con!

lundi 6 février 2006

???

Sous la lumière effervescente des néons
Ils défilent, visages peints de démons.
Tout autour, tout atour,
Le vol aveugle d'un vautour.
Derrière une porte, l'escalier,
L'ascenceur mondial est bouché.

N'ai pas peur, ouvre la porte,
Frémissement insalubre qui t'emporte.
N'ai pas peur, regarde avec attention
La mère porteuse nourrir ses oisillons,
Les cris de la douleur qu'ils supportent
Te dévoile le monde étranger, nourrisson.

Sur la paillasse, l'escalade d'une trappe,
L'ombre d'une ligne qui te rattrappe,
Remontant lentement la colonne vertébrale,
Accusation d'une émotion non verbale.
L'esprit ouvert, le champignon te colonise,
L'univers, en expension te brise.

Star liftée

Cache tes rides,
Rentre ton bide,
Sois le jeunesse
Incarnée d'ivresse.

Tu es belle,
Compliment cruel,
Ils savent mais ne disent rien,
Te sautent comme un chien.

vendredi 3 février 2006

L'Age de Glace

Voici venir l'ère glaciale mon ami,
Le froid, sans état d'âme, nous a pris,
Paralysés dans l'écume sanglante
De l'océan de nos envies déviantes.

L'enfant se régale de miel et d'or,
Sucant la force vitale pour un décor.
Soucieux d'oublier qu'il y a le ciel,
Il prend le pinceau et repeint le réel.

lundi 30 janvier 2006

Monsieur Squelette

Monsieur squelette,
A la fraicheur du matin,
Des rêves pleins la tête
Déjeune puis prend son bain.

Monsieur squelette
L'apres midi sort en forêt
Taquiner les chouettes
Sur leur branche perchées.

Monsieur squelette
A la tombée de la nuit
Entend les trompettes
Résonner depuis le paradis.