dimanche 9 mai 2010

J'en sais rien... une idée peut-être...

Vivre le plus en payant le moins... Quoi de plus humain? Humain, trop humain, sous-humain et les rêves de pacotille font fleurir les mondes de demain. Une histoire déjà connue mais malentendue. Reste que chaque chose a un prix. Et merde! J'aime payer pour mes erreurs, ainsi va la voie de la sagesse, non?

jeudi 12 février 2009

Le Roi

J'ai mon idée sur tous les sujets
Ce que t'en penses, tu sais où j'me l'mets!
Je suis le Roi, et toi, qui t'es pov' con?

J'ai une armée de lèches-cul
Prêt à descendre dans la rue
Les foules, m'en balance
Les foules, elles sont mieux derrière leur écran

Je n'écoute que Moi,
J'emmerde Athéna
J'ai les réseaux,
Assez peu d'idéaux,
De grandes ambitions
L'ignorance comme arme de destruction
Peu de compassion
Pour MA nation,
Mais je suis le Roi
Et toi, t'es quoi?

mercredi 11 février 2009

Réveillez-vous ! Le Contrat Tacite des Gens qui Dorment

Trouvé sur http://blog.autresmondes.eu/ :

1) J'accepte la compétition comme base de notre système, même si j'ai conscience que ce fonctionnement engendre frustration et colère pour l'immense majorité des perdants
2) J'accepte d'être humilié ou exploité a condition qu'on me permette a mon tour d'humilier ou d'exploiter quelqu'un occupant une place inférieure dans la pyramide sociale
3) J'accepte l'exclusion sociale des marginaux, des inadaptés et des faibles car je considère que la prise en charge de la société a ses limites
4) J'accepte de rémunérer les banques pour qu'elles investissent mes salaires à leur convenance, et qu'elles ne me reversent aucun dividende de leurs gigantesques profits (qui serviront a dévaliser les pays pauvres, ce que j'accepte implicitement). J'accepte aussi qu'elle prélèvent une forte commission pour me prêter de l'argent qui n'est autre que celui des autres clients
5) J'accepte que l'on congèle et que l'on jette des tonnes de nourriture pour ne pas que les cours s'écroulent, plutôt que de les offrir aux nécessiteux et de permettre à quelques centaines de milliers de personnes de ne pas mourir de faim chaque année
6) J'accepte qu'il soit interdit de mettre fin à ses jours rapidement, en revanche je tolère qu'on le fasse lentement en inhalant ou ingérant des substances toxiques autorisées par les états
7) J'accepte que l'on fasse la guerre pour faire régner la paix. J'accepte qu'au nom de la paix, la première dépense des états soit le budget de la (guerre) défense. J'accepte donc que des conflits soient créés artificiellement pour écouler les stocks d'armes et faire tourner l'économie mondiale
8) J'accepte l'hégémonie du pétrole dans notre économie, bien qu'il s'agisse d'une énergie coûteuse et polluante, et je suis d'accord pour empêcher toute tentative de substitution, s'il s'avérait que l'on découvre un moyen gratuit et illimité de produire de l'énergie, ce qui serait notre perte
9) J'accepte que l'on condamne le meurtre de son prochain, sauf si les états décrètent qu'il s'agit d'un ennemi et nous encouragent à le tuer
10) J'accepte que l'on divise l'opinion publique en créant des partis de droite et de gauche qui passeront leur temps à se combattre en me donnant l'impression de faire avancer le système. j'accepte d'ailleurs toutes sortes de divisions possibles, pourvu qu'elles me permettent de focaliser ma colère vers les ennemis désignés dont on agitera le portrait devant mes yeux
11) J'accepte que le pouvoir de façonner l'opinion publique, jadis détenu par les religions, soit aujourd'hui aux mains d'affairistes non élus démocratiquement et totalement libres de contrôler les états, car je suis convaincu du bon usage qu'ils en feront
12) J'accepte l'idée que le bonheur se résume au confort, l'amour au sexe, et la liberté à l'assouvissement de tous les désirs, car c'est ce que la publicité me rabâche toute la journée. Plus je serai malheureux et plus je consommerai : je remplirai mon rôle en contribuant au bon fonctionnement de notre économie
16) J'accepte que l'on me présente des nouvelles négatives et terrifiantes du monde tous les jours, pour que je puisse apprécier a quel point notre situation est normale et combien j'ai de la chance de vivre en occident. Je sais qu'entretenir la peur dans nos esprits ne peut être que bénéfique pour nous
17) J'accepte que les industriels, militaires et politiciens se réunissent régulièrement pour prendre sans nous concerter des décisions qui engagent l'avenir de la vie et de la planète
18) J'accepte de consommer de la viande bovine traitée aux hormones sans qu'on me le signale explicitement. J'accepte que la culture des OGM se répande dans le monde entier, permettant ainsi aux trusts de l'agroalimentaire de breveter le vivant, d'engranger des dividendes conséquents et de tenir sous leur joug l'agriculture mondiale
19) J'accepte que les banques internationales prêtent de l'argent aux pays souhaitant s'armer et se battre, et de choisir ainsi ceux qui feront la guerre et ceux qui ne la feront pas. Je suis conscient qu'il vaut mieux financer les deux bords afin d'être sûr de gagner de l'argent, et faire durer les conflits le plus longtemps possible afin de pouvoir totalement piller leurs ressources s'ils ne peuvent pas rembourser les emprunts
20) J'accepte que les multinationales s'abstiennent d'appliquer les progrès sociaux de l'occident dans les pays défavorisés. Considérant que c'est déjà une embellie de les faire travailler, je préfère qu'on utilise les lois en vigueur dans ces pays permettant de faire travailler des enfants dans des conditions inhumaines et précaires. Au nom des droits de l'homme et du citoyen, nous n'avons pas le droit de faire de l'ingérance
21) J'accepte que les hommes politiques puissent être d'une honnêteté douteuse et parfois même corrompus. Je pense d'ailleurs que c'est normal au vu des fortes pressions qu'ils subissent. Pour la majorité par contre, la tolérance zéro doit être de mise
26) J'accepte que la nature ait pu mettre des millions d'années pour créer un être humain dont le seul passe-temps soit la destruction de sa propre espèce en quelques instants
27) J'accepte la recherche du profit comme but suprême de l'Humanité, et l'accumulation des richesses comme l'accomplissement de la vie humaine
28) J'accepte la destruction des forêts, la quasi-disparition des poissons de rivières et de nos océans. J'accepte l'augmentation de la pollution industrielle et la dispersion de poisons chimiques et d'éléments radioactifs dans la nature. J'accepte l'utilisation de toutes sortes d'additifs chimiques dans mon alimentation, car je suis convaincu que si on les y met, c'est qu'ils sont utiles et sans danger
29) J'accepte la guerre économique sévissant sur la planète, même si je sens qu'elle nous mène vers une catastrophe sans précédent
30) j'accepte cette situation, et j'admets que je ne peux rien faire pour la changer ou l'améliorer
31) J'accepte d'être traité comme du bétail, car tout compte fait, je pense que je ne vaux pas mieux
32) J'accepte de ne poser aucune question, de fermer les yeux sur tout ceci, et de ne formuler aucune véritable opposition car je suis bien trop occupé par ma vie et mes soucis. J'accepte même de défendre à la mort ce contrat si vous me le demandez
33) J'accepte donc, en mon âme et conscience et définitivement, cette triste matrice que vous placez devant mes yeux pour m'empêcher de voir la réalité des choses. Je sais que vous agissez pour mon bien et pour celui de tous, et je vous en remercie

jeudi 11 décembre 2008

Encore un truc retrouvé...

de ville en ville
acclamé par les foules
le saphyr déboule
sur son lit d'opaline

bouquet d'artifices
de ma main salvatrice
je cherche l'odeur de la mort
la silhouette de son corps.

Un truc dans la veine de Lili et Koyot que je viens de retrouver, inachevé...

Elle est là, elle m'attend. C'est le moment. Shoot moi bébé, si tu le peux. Que mes rêves soient des adieux. Elle se raidit, s'approche, fais mine de me transperser mais fond en larmes. Quoi d'autre? Que pourrait elle faire? Les tentations n'ont plus prise, elle flotte dans l'apesenteur de mon fantasme. Le scénario était pourtant bon. Une belle journée d'été, pas un bruit, pas un chat à trois kilomètres à la ronde. Dernier acte d'une folie qui nous aura rongé.
Elle me regarde, j'attends. Quelques secondes, toute une éternité. Ses larmes brillent. Avance bébé. Finis le travail, joli coeur. Sa main tremble, suspendue quelque part, en apnée. Elle le lache. L'arme, au contact du sol, emet un bruit étouffé. Je ne peux pas me dit elle. Je ne la quitte pas des yeux. Mes mains, cherchent le paquet de clope dans ma poche. J'en allume une. Je suis un vide, un coquille, aucune pensée, la sérénité pure. Je ramasse le flingue et je tire. Elle n'aura pas détourné le regard. Je me retourne et marche, le soleil dans les yeux. Le bruit de mes pas sur l'herbe emplit tout l'espace. Jamais les sons ne m'avaient paru si clairs, si précis, il me semble que je peux entendre chaque insecte sautiller d'herbe en herbe, faisant ce qu'ils ont à faire comme ils l'ont toujours fait, bien avant que l'homme ne se soit mit à marcher. J'apercois la voiture, garée sur le bord du chemin. Laideur métallique. J'ouvre et m'assois côté conducteur. Une bonne bouffée d'air pur, le pétard toujours à la main. J'arrive bébé...


Six mois plus tôt, je rentrais de déplacement. Un jour de plus au compteur, à maintenir un sourire débile sur le visage, habillé en costard. L'expert sympathique, qui comprend son client. Je ne saurai vous dire pourquoi mais cette fois là, je me suis arrêté. Elle marchait sur le bord de la route, un gros sac sur le dos. Je me garais un peu plus loin, sur le bas côté. Lorsqu'elle arriva à ma hauteur, je descendis et lui demandais:
"- Tu vas où?
- Qu'est ce que ca peut te foutre?
- Pas grand chose, c'est vrai. C'est juste que je me suis dit que ce sac était bien trop gros pour une petite créature comme toi.
- Et alors t'en profites?
- Pas sans ton consentement...
- Tu vas où?
- Je rentre chez moi, à Angers. Si c'est ta direction, je te dépose, sinon on se fait la bise et adieu!
- C'est bien angers? J'y ai jamais mis les pieds.
- Disons... charmant. Tu montes ou pas? Vais pas rester une demi heure ici...
- T'es pressé toi! J'ai tout mon temps...
- Moi j'y vais... marche si t'as tout ton temps... Je m'installais au volant, prêt à partir quand elle cria:
- Attends! Je monte...
Elle pris place sur le siège passager, claque violament la porte et je démarrais.
- Tu sais pas ce que tu veux toi.
- Je te testais. J'aime bien tester les gens.
- Ca donne de bons resultats?
- De quoi?
- De tester les gens. Ils deviennent méfiants à force, non?
- Peut être... En général, je ne les vois pas assez longtemps pour m'en rendre compte.
- Tu veux que je te dépose où?
- Angers, je n'y suis encore jamais allé.
- Des connaissances là bas?
- Non, je me demerderais... T'es toujours habillé en costard?
- Seulement pour le taff, parait que ca fait serieux.
Cette réponse la fit rire. Je dois avouer qu'elle me plut immédiatement, sans que je sache exactement pourquoi. Elle était jolie, certes, mais il y avait quelque chose de plus, une manière de sourire, une lueur de malice dans les yeux, je ne saurais dire.
Nous fimes la conversation tout le long du trajet. Elle venait de se brouiller avec son mec, qu'elle n'aimait pas vraiment, et s'était barré, tout simplement.

lundi 28 juillet 2008

-

Les passions nous possèdent, concept Grec. Je suis possédé par Eros, par Némésis ou tout autre émotion suffisament forte pour éradiquer toute volonté. Comme une puissance à laquelle nous nous soumettons, in-volontairement, c'est à dire sans volonté. Et nous sommes tous ses jouets. Responsables mais pas coupables.

S'il reste, il regrettera de n'avoir pas vécu ce qu'il aurait pu vivre. S'il s'en va, il regrettera ce qu'il a patiemment construit pour le laisser au final à l'abandon. Il la fait souffrir, quelque soit son choix, le crime est commis, son chatiment sera une culpabilité sans fin, envers ce qu'il laissera derrière lui.

Serais je en mesure de resister à ces forces si elles se manifestaient à travers moi? Serais je assez fort pour m'amputer d'une partie de moi même, pour me sacrifier à ce en quoi je crois? Et surtout serais je assez fort pour en assumer le regret?

Dieu, donnez moi la force d'aboutir, donnez moi la force de me vaincre et de me réconcilier avec mon ennemi le plus et pourtant le plus distant, moi même. Donnez moi la force d'être en accord avec la sagesse, source des plus grandes réjouissances mais aussi des plus grands maux.

Comment lui en vouloir, puisqu'il n'a pas choisi. Vaine illusion que cette liberté. Sa décision était prise avant même que le choix ne se présente à sa conscience. Reste à en accepter les conséquences. Reste à supporter la souffrance faite à l'être qui autrefois fut aimé. Rester à affronter les regards de réprobation de ceux là même qui auraient couru dans la même direction s'ils s'étaient retrouvés dans la même situation.

Tout cela me semble irréel, comme un apparition, un fantome qui pourtant prendra corps petit à petit, sa masse mise en mouvement par la physique. Cela me fait comme un vide aux tripes, comme un monde qui s'écroule et qu'il faudra reconstruire, les anciennes images périmées, tout juste bonnes à jeter au feu et les nouvelles à accepter.

La vie se joue de nous. Elle fait le bonheur et le malheur d'un même tour de main, comme pour donner un équilibre entre les deux, une moyenne nulle. Si mon bonheur fait le malheur autour de moi et si mon malheur fait le bonheur autour de moi, lequel choisir? Mon premier sera corrompu par la culpabilité, le second sera réhaussé par la satisfaction du don de soi. Rien de blanc, rien de noir, tout de gris en différentes nuances, différentes formes. Au final mon bonheur sera aussi la source de mon malheur et vice versa dans le deuxième cas. Alors quoi? De quel choix la conscience sera satisfaite? Si je sais que ma vie à fondamentalement une limite, serais je prêt à tout sacrifier de moi ou bien plutot choisirais je de sacrifier ce qui est autour de moi?

Dans tous les cas, sa souffrance à elle est inévitable, elle est déjà là, tapie, prête à surgir au moindre mouvement de la réalité. Et moi, qu'y puis je faire? Cette impuissance sera la première de mes culpabilité. Impuissant à rendre un bonheur fragile dont l'équilibre s'est volatilisé définitivement. L'innocence est comme la virginité: une fois perdue, on ne peut la retrouver. L'homme est condamné à errer dans ses ténèbres, bien loin du jardin d'Eden. Et pour toujours.

La vie se joue de nous et notre arrogance nous pousse pourtant à croire que nous jouons avec elle. Comme repliée sur elle-même, c'est elle qui joue avec elle-même.

lundi 24 mars 2008

Princesse

Elle se terrait au sous-sol. Au sous-sol de la Terre.
Et dans ses rêves se chamaillaient les chimères.
Nourrie à l'ambroisie,
Embrasse moi si tu as la fois
Me répétait-elle.
De ses joies, de ses peines,
Je ne saurais rien
Me répétait-elle.
Alors j'attendais, attendri et
Les yeux bernés par son voile de folie.
J'attendais mais rien ne venait,
Que le vent et son souffle.
L'esclave est libre de se croire libre.
Rien n'est jamais venu.
Princesse que mes papilles n'ont jamais gouté,
Princesse écarlate écarte les cuisses
En attendant le délice.